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Parkinson

Maladie de Parkinson : des promesses de progrès Mots clés: Maladiede parkinson, Infographie, dopamine Par Martine Lochouarn INFOGRAPHIE - Sa spécificité parmi les maladies neurodégénératives doit être encore mieux reconnue. Deuxième maladie neurodégénérative par la fréquence, la maladie de Parkinson frappe près de 150.000 personnes en France, avec 9000 nouveaux cas par an. Elle se révèle souvent vers 60 ans, parfois bien plus tôt. Si les tout premiers signes de la maladie peuvent être discrets - une petite gêne pour écrire, pour marcher, exécuter des gestes quotidiens comme se raser -, l'examen clinique suffit au diagnostic tant ses symptômes sont évocateurs: tremblement au repos, rigidité des articulations et lenteur, difficulté à initier les mouvements laissent peu de place au doute. D'autres signes non moteurs, dépression, douleurs, troubles digestifs, troubles cognitifs, peuvent ensuite apparaître. Au fil de l'évolution de la maladie, les troubles moteurs vont s'aggraver, l'équilibre et la marche devenir incertains. Des difficultés à parler, à avaler, peuvent aussi survenir. Tous ces symptômes ont pour origine la perte progressive dans la substance noire, une petite région du cerveau, de neurones particuliers qui fabriquent un neuromédiateur, la dopamine. Quand les premiers signes de la maladie surviennent, la moitié des neurones dopaminergiques a déjà disparu. Les causes de cette dégénérescence restent largement inconnues. Des mutations génétiques expliquent 10 % des cas, et une susceptibilité familiale existe pour 30 % des malades. Mais l'environnement intervient aussi: la responsabilité des pesticides a été clairement démontrée chez certains malades agriculteurs. Des médicaments peuvent pallier un temps l'absence de dopamine. Il s'agit surtout de la L-dopa, un précurseur de la dopamine, d'agonistes qui miment ses effets, et d'inhibiteurs qui ralentissent sa dégradation par l'organisme. Le traitement compense le déficit en dopamine et réduit les symptômes, mais après quelques années de «lune de miel», son efficacité devient fluctuante. Il est aussi à l'origine de mouvements anormaux qui se surajoutent aux symptômes de la maladie. Outre la prise des médicaments, qui doit être très ponctuelle, la kinésithérapie, l'orthophonie font partie intégrante du traitement, tout comme le soutien psychologique, pas toujours suffisant… On ne sait pas encore guérir la maladie de Parkinson, ni même pour l'essentiel freiner son évolution. Mais quelques travaux récents montrent que les lignes bougent, même s'il faut rester prudent. Ainsi le Pr Stéphane Palfi (CHU Henri-Mondor, Créteil) a annoncé en janvier les résultats d'un essai préliminaire de thérapie génique menée chez 15 malades. Un vecteur viral transportant 3 gènes permettant la synthèse de dopamine a été injecté dans une petite région du cerveau, le striatum. En s'insérant dans le génome de ces neurones, il leur a semble-t-il conféré la capacité de produire de la dopamine, dont la sécrétion a pu être repérée par imagerie. «Comme la quantité de dopamine sécrétée augmente avec la dose de vecteur injectée, on peut penser qu'il y a plus qu'un effet placebo», précise le neurochirurgien. «Mais on ne pourra exclure cette hypothèse que par une étude plus poussée, en double aveugle contre placebo.» Le vecteur viral est en cours d'amélioration pour augmenter la dose du transgène. «Ensuite, un essai multicentrique sur 60 patients va débuter pour évaluer précisément l'efficacité de cette thérapie.» Avec pour objectif un passage en thérapeutique autour de 2020. La recherche tâtonne mais avance Autre exemple, un récent essai thérapeutique pilote mené par le Dr David Devos (CHRU Lille) suggère que, chez des patients parkinsoniens sous traitement, l'ajout d'un traitement chélateur pour diminuer un peu le taux de fer, donc le stress oxydatif cellulaire, ralentit la progression des symptômes d'autant mieux qu'il est introduit tôt. Un essai clinique multicentrique, pour lequel un financement européen a été sollicité, devra toutefois confirmer l'intérêt de cette nouvelle approche. Par ailleurs, si on ne connaît à ce jour aucun signe prédictif de la maladie, des études convergentes conduisent à penser que l'apparition de troubles de l'odorat, ou dans le sommeil celle de rêves mimés, parfois agressifs, pourrait précéder de quelques années la survenue des premiers symptômes. Pour le Pr Marie Vidailhet (CHU Pitié-Salpêtrière, Paris), «entre la recherche très fondamentale sur les mécanismes moléculaires de la maladie de Parkinson et la recherche appliquée sur les médicaments, il faut absolument préserver cette recherche clinique sur la physiopathologie de la maladie, souvent menée dans les services hospitaliers». Malgré des moyens et des ambitions modestes, le «plan Parkinson» 2011-2014 a eu des effets bénéfiques, surtout en structurant la prise en charge des malades autour des 24 centres de référence régionaux. L'annonce d'un prochain plan «maladies neurodégénératives», s'il peut faire écho à certaines convergences entre ces pathologies, fait surtout craindre que la confusion de moyens n'ait d'autre ambition que de cacher leur minceur, au risque de mettre à mal le travail mené jusqu'à présent pour mieux comprendre et mieux traiter cette pathologie. EN SAVOIR PLUS:

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